Henri Vannier

 

 

 

 

Né le 18 octobre 1890 à Saint-Brice, de Germain et d'Honorine Martin. Son père était le directeur de l'école primaire de Bais. Sort du Lycée de Laval en 1910, école préparatoire au lycée de Nantes. Ecole Spéciale Militaire de Saint- Cyr Promotion « Des Marie-Louise 1910-1914 ».

Affecté au 1er régiment d'infanterie colonial le 23 décembre 1913.

En août 1914, Henri Vannier appartient à la 5e compagnie commandée par le capitaine Lacourière. Le 1er RIC est rattaché à la 1ère brigade coloniale et à la 3e division infanterie coloniale.

 

Le 20 août 1914, la 3e DIC fait mouvement sur Meix-devant-Virton avec un détachement mixte (1er RIC, 1 batterie du 2e , ½ escadron du 6e Dragon). Il s'agit d'une étape de 27 km.

L'ordre d'opération pour le 22 août prévoit que la 3e DIC marchera sur Neufchâteau via Saint-Vincent, Rossignol et Les Fosses en une seule colonne.

Le temps est superbe et le brouillard s'est levé. Mais les hommes sont fatigués par deux marches de nuit consécutives. La distribution des vivres ne s'est faite que partiellement au petit matin. Le général commandant la 3e DIC prescrit avec insistance de ne pas se laisser accrocher par la cavalerie ennemie et de marcher vite.

Vers 7h00, le 1er RIC, avant-garde, débouche à Rossignol, traverse le village et s'engage dans la forêt par la route rectiligne.

Des coups de feu ne tardent pas à éclater d'un petit bois à l'ouest de la route, coté 353. Les Dragons du lieutenant de Massa se lancent à la poursuite de l'ennemi et se heurtent à une vive résistance. Le 1er RIC intervient et se déploie en tirailleurs de chaque côté de la route.

 

 

 

 

Fond de carte in Revue Militaire Française, mars 1930 

 

 

 

Cette route qui va de Rossignol à Neufchâteau traverse la forêt sur 5 km et débute par une côte légèrement accentuée sur 1500 m. Sur le sommet, l'avant garde de la 12e division allemande attend les français dans des tranchées bien dissimulées et défendues par des mitrailleuses.

Le 2e bataillon du 1er RIC marche en tête mais subit des pertes sensibles, exposé à des feux d'enfilade. L'artillerie est encore sur la route. Le feu de mousqueterie est donné à courte distance. L'ennemi est invisible et la forêt est trop dense pour favoriser toute manœuvre. Le 2/1 RIC après plusieurs assauts à la baïonnette ne peut enlever les tranchées allemandes. La forêt est très touffue, la vue est limitée et les cheminements difficiles.

Très vite tout le 1er RIC est engagé. Les trois chefs de bataillon tombent les uns après les autres et avec eux beaucoup d'officiers et de soldats. A la 8e compagnie, on ne retrouvera que 26 hommes, à la 7e ne reviendrons que 37 survivants. Les ¾ des unités sont fauchés.

Vers 11h00, les coloniaux tiennent toujours tête à l'ennemi dans la forêt.

Mais peu à peu, on se replie sur Rossignol et vers 14h00 les allemands sont maîtres des bois.

Vers 16h45, sous la pression d'un bombardement effroyable, les débris du CAC réussissent à franchir les lignes ennemies encerclant le village.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous ne savons pas à quel moment précis est tombé le sous-lieutenant Henri Vannier. Probablement au cours de la mêlée sanglante dans la forêt.

Sur le territoire de Rossignol ont été érigés en 1917 et 1918 trois cimetières sous l'autorité des forces allemandes d'occupation.

Henri Vannier repose aujourd'hui au sein de la Nécropole Nationale « Plateau », N°12.

 

 

Sources :

 

- Rossignol, Lieutenant-Colonel Pugens, in Revue Militaire Française, mars 1930

- JMO des unités concernées SHD Terre dans la série 26 N

- Fiche matricule AD de la Mayenne

- L'invasion allemande, chanoine Schmitz et dom Nieuwland, librairie d'art et d'histoire, 1924, tome 8

 

 



08/01/2012
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